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La bourrache officinale


Passons à la plante du jour : la Bourrache officinale, Borago officinalis. Je l’ai rencontré en fleur la semaine dernière juste au bord de ma rue, certain en ont donc peut être dans leur jardin, je vous laisse prendre vos affaires, on y va.


La bourrache était utilisée durant l'Antiquité et le Moyen Age comme aphrodisiaque, voire comme drogue tonique et énergisante. Cette plante est typique de la famille des Boraginaceae, famille à laquelle elle a donnée le nom, et qu’il est bon de connaître, puisqu’on y retrouvera la consoude, la vipérine, la pulmonaire, toutes trois intéressantes à connaître et reconnaître...




La plupart des boraginacées ont :

- Des feuilles pubescentes (couvertes de poils, parfois assez rêches).

- Leurs feuilles sont simples (non divisées) et alternes


- La tige est cylindrique (et oui ce n’est pas le cas de toutes les plantes!)


- Les fleurs ont cinq divisions (5 pétales, 5 sépales, 5 étamines)


- Et le fruit est (apparemment) séparé en 4 parties.


Notre Bourrache est donc une plante assez haute à grosse tige. L’ensemble de la plante est couverte de poils (mis à part les fleurs) et les fleurs sont de petites étoiles à cinq branches (les pétales) rose en début de floraison, mais dont la couleur passe au bleu après la pollinisation par un insecte. Un caractère remarquable, puisque la plante arbore une couleur qui la fera remarquer par un insecte, et une fois pollinisée, perdra cette couleur pour une plus discrète.


Ses utilisations


Si cette plante est nommée « officinale » c’est qu’elle a été vendu dans les officines, et qu’elle est donc réputée comme plante qui soigne. Ce sont ses sommités fleuries que l’on utilise. Elles sont diurétiques et sudorifiques (provoque la transpiration) et aident donc au processus d’élimination. Elles sont aussi anti-inflamatoires. A utiliser en tisane sur des petites périodes (pas plus d’une semaine).


Ces racines, coupées en rondelles ou bien transformées en onguent ou pommade, sont utilisées pour réduire entorses et inflammations.


Attention néanmoins, les feuilles présentent des alcaloïdes pyrrolizidiniques (essayez de dire ce mot hyper vite trente fois d’affilée pour voir ?) qui peuvent provoquer des lésions hépatiques, mais elle en contient trop peu pour qu’une consommation occasionnelle et modérée soit dangereuse.


Enfin, les jeunes feuilles peuvent être récoltées pour agrémenter soupes ou être mangées en légume cuit (quand elles sont trop dures, généralement à la floraison). Ces fleurs agrémentent de leurs couleurs les salades de printemps.


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Grandeur Nature : Sensibiliser, transmettre, protéger

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